29 octobre 2006
Halouuuuuufa hadi !
Je reviens de chez mon opérateur de téléphonie, heureux propriétaire -après conversion de mes points laborieusement accumulés- d’un terminal de dernière génération. Ca sait à peu près tout faire. Capter la radio, prendre des photos, des mini-vidéos, lire des MP3, gérer des applications … Vous connaissez la suite.
En explorant le menu, un souvenir remonte men qa3 lkhabia, comme on dit. Je pense à ma toute première montre à quartz. Elle a été la fierté et le tourment de l’année de mes douze printemps. Je suis tombé raide dingue à la seconde où je l’ai vue dans la vitrine d’un horloger. Une montre-bracelet qui indique l’heure en affichant des chiffres ! Le top du top ! Pas de Mouri lekbir, ni de mouri sghir. Pas besoin de Te3mar une fois par jour. Pas de panne de Mizane ou de cha3ra à craindre. De plus, elle affiche le jour, le mois, l’année et, miracle de la technologie, contient une minuscule lampe qu’on peut allumer pour lire l’heure zaama bellil ou au cinéma ;). Et le plus magique dans tout cela, fiha tlata dial lboutounate. Le rêve !
Acquérir une telle merveille, qui à l’époque coûtait une fortune, n’a pas été chose facile. Tous les stratagèmes manigancés auprès de mes parents s’étant révélés vains, je dû puiser dans mon patrimoine. Habitant dans une ferme, mes avoirs personnels se montaient alors à une douzaine de poulettes et coquelets en plus de la poule-mère. Une virée au souk hebdomadaire en compagnie de Ba Qeddour, Dieu ait son âme, me permit d’en tirer bon prix. C’est fier comme Artaban, que je me rendis séance tenante chez l’horloger, lequel, ayant remarqué mes quotidiennes pauses ébahies devant sa vitrine, écarta catégoriquement toute velléité de marchandage. Il ajouta même, comble de la sournoiserie, « n3elmek men daba a ouldi, lmaganate ilictronik ma fihoumche lgaranti, hite tay jiou men jaboune ». Rien n’y fit. Mordu jusqu’à l’os, j’échangeais la poule-mère, les poulettes et les coquelets contre la montre et courrais frimer devant mes copains.
Tout se passa à merveille les premiers jours. Je consultais la date vingt fois par heure, attendais impatiemment la tombée de la nuit pour allumer la minuscule ampoule jaune et montrais ce bijou à tout ce qui bougeait.
Mon bonheur s’arrêta brutalement ! Un jour funeste, mon regard faussement blasé se porta sur le cadran et, malheur, ne rencontra aucun chiffre. La terre cessa de tourner. Je tripotai fiévreusement tous les boutons, sans résultat. Au comble du désespoir, je me réfugiai dans ma chambre pour digérer cette moussiba. Quelques minutes s’écoulèrent et, miracle, la montre fonctionnait de nouveau. Je remerciai Dieu, le prophète, ses compagnons et toute la lignée des saints hommes. Je ressorti une fois calmé et, nouveau choc. Je conclus à une panne de pile et raclais mes fonds de poches pour en acheter une neuve. Mes tourments, que mon orgueil ne me permettait de confier, ne cessèrent pas pour autant. De joies en déceptions, je fus cette bouleversante découverte : Ma montre était allergique à la lumière du soleil !!! Je déterminais même le site exact de l’allergie au niveau des deux points qui clignotaient en permanence entre les heures et les minutes.
Après avoir fait le tour des mouagnia de la ville, qui manquaient de peu me mettre à la porte quand j’exposai le problème, je tentai mille et un moyens de soustraire ma montre aux rayons néfastes. Je me résignai ainsi au port permanent des manches longues. Quand ce ne fut plus possible, je confectionnai un couvercle de fortune, qui ne fonctionna jamais. Puis, je collai un bout de ruban adhésif qui, certes, protégea les deux points, mais cacha la moitié du minuscule cadran. Il fallait choisir entre lire l’heure ou laisser ces satanés rayons de soleil s’introduire subrepticement dans le cœur de ma mécanique de précision.
Mon calvaire dura, en silence, de longs mois. Jusqu’à ce que je me résignasse à dire : Adieu poule-mère, coquelets, poulettes ! J’offrais alors l’objet de mes tourments à Hamid Bousninate, le garçon de courses de la ferme, surnommé ainsi en raison de l’absence des deux incisives supérieures, qui, quand il vit la petite lumière jaune, s’écria les yeux ronds : «Halouuuuuufa hadi !!!!».
26 octobre 2006
Bergoune
Nous l’appellerons Bergoune dans ce récit. Il a été mon camarade de classe en première année du lycée. Chacun de vous a du avoir son Bergoune des années collège/lycée. Le mien n’était pas un méchant bougre. Disons seulement que la gentillesse se serait trop mal accommodée de son gabarit de mastodonte. Une espèce d’Adellatif Benazzou –quarante bons centimètres en moins-, la chevelure dense et crépue, le regard brillant, les lèvres charnues, la nuque en enclume de forgeron et les épaules qui vont avec.
Bergoune avait deux passions dans la vie. La boxe et les inventions. Il était redoutable dans l’exercice de l’une comme de l’autre. Dans la salle de sports qu’il fréquentait, on le surnommait Trax. Traduisez bulldozer. Au bout de quelques mois de présence assidue, Bergoune avait fini par mettre au tapis, sur le ring comme en dehors, tous les adhérents, l’entraîneur en prime. Il changea de salle, faute de partenaires. Ses nouveaux camarades connurent le même sort. Très vite Bergoune était devenu persona non grata dans toutes les salles de sport de la ville. Il se résigna à s’entraîner seul sur la terrasse de la modeste maison familiale, reportant toute sa fougue sur ses inventions.
Bergoune n’était pas méchant bougre, vous disais-je. S’il était dangereux, c’était surtout par une incroyable méconnaissance de sa force colossale, que décuplaient des colères aussi violentes que brèves. C’est vous dire que le Bergoune, personne ne se risquait à le contrarier. En cours d’éducation physique, sur le terrain de Hand Ball, ballon ou pas ballon, Bergoune évoluait confortablement dans une sorte de « zone de sécurité » en permanence déserte. La consigne dial drari, c’était « a3ti simètre al Bergoune, hssen lik ». Même le gardien de but l’appliquait à la lettre, Bergoune, malgré ses efforts sincères, n’ayant jamais pu assimiler la notion de zone. Il était donc, par la force des choses si j’ose dire, devenu le meilleur butteur de l’histoire du lycée.
Bergoune, banni des salles de sport, craint sur les terrains de toutes les disciplines connues, avait donc reporté sa fougue sur ses inventions. De préférence explosives. C’est ainsi qu’il se livra à une expérience parfaitement fumeuse en cours de mathématiques, que nous dispensait une sorte de néo-colon français, dont le principal mérite était d’avoir appris par cœur le Royaume qu’il nous dictait de mémoire. On était donc en cours de maths quand nous entendîmes une explosion sourde venant du fond de la classe, royaume – celui-là territorial- de Bergoune. Au moment nous prenait à la gorge une insupportable odeur de souffre brûlé. Bergoune venait de tester sa nouvelle bombe de dispersion de foules. A l’adresse du prof de maths qui se lamentait sur le désespoir de faire quelque chose de ces marocains incultes, il se contenta de lui adresser la plus méchante vanne qu'il connaissait ( en français s'entend ) « Tu me cherches ? Hein espèce de loup !!! ». Ce jour là, on nous donna quartier libre, nous conseillant de boire beaucoup de lait. Bergoune écopa, quant à lui, d’une semaine de suspension, pendant laquelle nous organisâmes un très réussi mini-tournoi de Hand Ball…
Il devait récidiver quelques semaines après en testant, en cours d’arabe, un génial système de transmission sans fil sur bande FM. Bergoune avait caché le récepteur, un vieux poste de radio traficoté, sous le bureau du prof, gardant l’émetteur sur lui. Le moment de l’essai venu, nous entendîmes s’élevant des entrailles du bureau du prof un métallique « Ha doua lberghoute, doua lberghoute !!! ». C’est tout ce qu’il avait trouvé en guise de test de son !
On ne la faisait pas à M. Tafish, qui en avait connu d’autres. On disait de ce bel palestinien, érudit et polyglotte, qu’il avait perdu sa main au combat. Il jouissait d’une aura de héro à nos yeux, qui brillât de mille feux ce jour-là. Sans même se retourner, il remarquera depuis le tableau … « inni asma3o Asouat hayaouanate !! ». Le génial palestinien aida le non moins génial marocain à remballer son matériel, après un bref exposé sur le mode de fonctionnement. Nous quittâmes le cours dans un brouhaha de rires.
Le jour où Bergoune franchit la ligne rouge, nous étions, mon ami Noureddine et moi, en première ligne. Bousculé par le prof de physique pour un retard de 5 minutes, sa colère éclata ! Il plût tellement de directs, d’uppercuts, de jabs et d’autres spécialités du genre sur le pauvre moul lphysique, que le temps que nous réagissions, ce dernier était à terre, sonné pour une bonne semaine.
Bergoune quitta le lycée ce jour là dans un fourgon de police. Dans son sillage s’évanouit la promesse d’un phénomène du ring et, qui sait, d’un Jimmy neutron marocain.
22 octobre 2006
Ras L3agba
Les internautes égarés sur ce blog, qui m'ont fait la politesse de parcourir ses quelques posts ont du se poser la question. L'agba news ? kifach ? Le titre de ce nouveau post vous aura sans doute renseignés.
L'histoire commence il y a plus de 25 ans. On était en cours d'arabe. Mon ami Noureddine, arrière latéral dans la classe, toujours à l'affut de quelque mauvais coup, assuré de s'en sortir grace à une vélocité que permettaient ses 45 kilos, me fait parvenir de main en main un billet plié en 20, jusqu'à ma position habituelle d'ailier gauche. J'ouvre la missive, je parcours ses quatres lignes, et mon sang, cocktail explosif de berbere et d'aarab, ne fait qu'un tour. Je lis la rage au coeur :
Oohhh que c'est bizarre
Tu as une tête de lézard
Ahhh quelle honte
Tu as une tete en pente
:p . Le bout de papier est déchiré en mille morceaux pendant que je mime à l'adresse de mon pote Noureddine, les détails de la raclée que je lui reserve, dans pas plus tard que 10 minutes, c'est à dire à la récré de 16h00. Comme vous vous en doutez, dès que le signal de la récré a été donné, Noureddine, lmoustiq pour les intimes, qui avait pris soin d'ébruiter la teneur de notre correspondance, avait déjà pris quelques enjambées d'avance. Notre course poursuite ce jour la devait durer plus d'une heure, dont le cours d'anglais programmé après la récré avait fait les frais. Pour ceux qui connaissent kénitra, je courrais derrière lmoustiq ( tenant sa djellaba des deux mains) du lycée Mohammed V à Souk Tnine, en criant aux passant Ched Ched Ched !!!! A bout de souffle on s'est arrêtés à bonne distance l'un de l'autre ... grillant chacun de son coté une cigarette au détail ... ce jour là j'acceptais mon surnom de Ras L3agba ( que les reliefs de ma tête d'ado justifiaient quelque peu je dois dire ).
Ca a donné suite à une sorte d'Agba attitude, faite d'amitié au dessus de toute considération, de fidelité à toute épreuve, d'aventures en tous genres. Le cercle s'est élargi et Ras L3agba est devenu une sorte de signe de ralliement. Un titre qui supposait d'abord le don de soi aux copains. Nous avons édité par photocopie et montage manuel un Agba Magazine relatant mensuellement nos exploits. Nous avons aussi accepté ( après vote) un membre féminin auquel fut trouvé le joli titre d'Aiguebelle...
Un quart de siecle après, ne subsiste que le souvenir du clan des Ras L3agba ... Quant à l'Agba attitude .. c'est peut être sa quête inaboutie, qui me fait encore prendre seul mes cafés ...
PS Ras L3agba signifie littéralement tête en pente
20 octobre 2006
J'ai soudoyé neffar
Je n’en suis pas particulièrement fier … ni vraiment honteux non plus … j’ai soudoyé neffar il y a 3 jours et cela m’a coûté 20 dh pour le reste du ramadan en nuits non stop. L’affaire est plutôt bonne. Au moins maintenant je suis tranquille, mon fils ne se réveillera pas à 4 heures du matin pour me demander de sa voix ensommeillée :
- Papaaaaaa !!!! il est encore revenu le monsieur a la flûte ?
- ( Grrrrrr ) Oui mon garçon, allé dodo, il va bientôt partir
- Papaaaaa ! et pourquoi tu lui as pas dit de partir ?
- Je lui ai dit mon garçon, mais il a oublié, dodo maintenant
- ( Apres quelques gigotements ) Papaaaa ! j’ai soif
- ( grrrrr ) oui mon fils, je descends te chercher un verre d’eau
- Merci mon papounet ! ( je fonds à 200 à l’heure )
- (après avoir bu dans le gobelet de Winnie l’ourson ) dis papa ? c l’école demain ?
- mmhhhhhh oui
- C’est l’école deux fois ou une seule fois papa ?
- Grr fffjj t =klkkf une seule fois mon fils, dodo maintenant !!!
- Je vais manger à l’école ?
- Ouiiiiiii !!!!!
- Et qu’est ce que je vais manger ?
- Ggff d hhsgs juhfdbd de bonnes choses que va te préparer maman, allé maintenant tu fermes les yeux et tu t’endors !
- ( 5 min après ) Papaaaa ? tu crois que teletoon est revenu ?
- oufffffff …. Non mon fils, teletoon est parti, maintenant DODO !
- Il ne reviendra jamais ?
- NON !!!!!!!
- Papaaaaa ! j’ai faim, je veux quelque chose qui est bon dans le placard de cuisine
- Hhff ttstst lkkjf mklmkfn s ds dsd
Quand je pense qu’il m’a fallu 2 semaines à ce régime pour me rappeler que j’étais bien au Maroc et que tout problème sous nos latitudes compréhensives et clémentes avait sa solution…
Ca a fait tilts dans mon cerveau ensommeillé au premier son de mon neffar-bourreau, deux minutes après j’étais habillé à la hâte et je dévalais quatre à quatre les escaliers, pour déboucher sur un petit jeunot tenant à bout de bras son « neffar » à la verticale exacte de la fenêtre de ma chambre à coucher …
Deux mots gentils, deux remarques à peines marquées sur N3ass dial drari, et un billet de 20 dh glissé dans la main et j’avais mille promesses de discrétion de mon neffar de quartier…
Je remontais lentement les 3 étages et me dirigeais ( certain que c’était la dernière fois à cette heure-ci ) vers le placard de cuisine
16 octobre 2006
Mouharabate Al Oummia
On vient de célébrer la journée nationale de l’alphabétisation. Globalement nous sommes passés de la moitié de la population analphabète à quelque 39 pc aujourd’hui. En deux couples d’années. Score moyen on va dire.
Quelques millions de dirhams plus tard on se demande aujourd’hui si ce n’est pas cette hantise du score qui a faussé le jeu ? Le taux d’alphabétisation étant une composante de poids dans le calcul de l’indice de développement humain (IDH), lequel est essentiel pour un tas d’autres choses, il fallait une sorte de révolution alphabétisation.
On y a réfléchi, on y a mis les structures, les moyens, les programmes, la communication etc. Et on y est allés. A la marocaine bien entendu, en cogitant d’abord galerie. Nos stratèges ont encore une fois fait dans le grandiloquent, ratissé large et transformé tous le pays en madrassa ibtidaia, enrôlé des mères, des grand-mères, embauché des diplômés chômeurs. Bref, un effort monstre pour alphabétiser, presque à l’insu de leur plein gré, des quinquagénaires, sexagénaires etc …qui pour la plupart ne voyaient aucune illustration pratique à cette "corvée", en termes de bien-être matériel.
Pendant ce temps, les déperditions scolaires ( dans l’école publique s’entend) sont toujours aussi graves, avec quelque 1,6 million de jeunes déscolarisés. Des enfants continuent à quitter l’école pour la rue ou l’atelier de mécanique malgré la loi dûment votée portant obligation de l’école jusqu’à 15 ans. Aucune passerelle école/formation professionnelle n’existe de facto. Les alphabétiseurs, non payés pour cause de conflit sur le budget d’origine, donnent de la voix. Et, pour quelques centaines de femmes âgées alphabétisées, des milliers ont préféré s’en retourner chez elles. Et vous savez la meilleure ? La raison principale pour ces jets d’éponge est tout simplement que les tables, initialement prévues pour écoliers, étaient trop étroites pour leurs généreuses formes. Le détail qui tue !
15 octobre 2006
Net pas net
Premier post sur canalblog. Pour l'occasion, deuxième visite dans ce cyber sympa de quartier découvert il y a quelques jours. Accueil chaleureux, postes pas trop cabossés, bande passante de 4 méga siboupli, et, surtout, casque et webcam sur tous les postes.
A ma première visite, j'avais à ma gauche une jeune dans les 18 ans, allure branchée, totalement dans son écran, en mode séduction. Ma voisine de droite, c'était autre chose. dans la vingtaine, voile "strict" , egalement totalement dans son ecran et également en mode séduction. Sauf que la voisine de gauche, véritable pro du clavier, se bornait à servir au gars a l'autre bout de la fibre optique, la parfaite panoplie de sourires et oeillades copyright rotana, alors que celle de droite ( moulate lhijab on est d'accords), plutot de culture orale, nous faisait généreusement profiter de la haute teneur spirituelle de son "échange" avec un gars qui m'a semblé être emirati.
Voilà. Tout est dit Zaama ? Que l'on ne se méprenne pas sur mes intentions toutes pacifiques. Ce qui m'a choqué, ainsi que les quelques internautes présents ce soir là, c'etait le PARFAIT accent de la fille. on avait cessé d'exister et Lalla, toute à son trip avec le poilu de l'arabie, commentait toutes les series romanesques de toutes les chaines arabes en parfait egyptien, insérait traits d'humour, mimiques, interjections ou zid ou zid ... personnellement j'etais sur mon honorable postérieur. Le gars en face, une sorte de mélange Banderas/ Kafoury ( oui, bergueguete pour verifier ) buvait les paroles l'air du canaris qui s'apprête à croquer le chat ... fin de l'anecdote ... ce que je veux dire ? pourqoi nous autres marocains nous sentons nous toujours obligés de nous adapter aux autres ? Pourquoi ce besoin irrepressible de plaire aux étrangers ? Pourquoi se plie-t-on en quatre pour une dose de mélanine en moins, alors que l'on se truciderait volontier à la troncenneuse ? La Mouhtajiba a quitté le cyber apres échange de numeros de tel avec son khaliji... dehors elle reprendra son air pincé et marchera bel hadith ou sounna.. moi je pense, non pas à nos valeurs, mais juste à notre valeur en tant que peuple ? que valons nous désormais ?
Baume au coeur tout de même ... tout à l'heure, dans le même cyber, deux sourds muets débattaient, passionnement m'a-t-il semblél, avec des copains quelque part dans le monde ... rien que pour ca ...
